lundi 28 septembre 2015

Fais de beaux rêves, Alice !

Little Alice in Wonderland : 3.Living Dead Night Fever

© Glénat 2015 - Tacito
Pauvre Alice qui cauchemarde et précipite l’avènement de la dame de Pique, sœur de la dame de Cœur, elle-même sosie de Laureen Decker (à moins que ce ne soit l’inverse…) éditrice de Charlaine J-Hamilton dont les écrits sont une véritable prophétie à Wonderland… Comprenne qui pourra !

Initiés de manière tonitruante avec Run, rabbit, run, en septembre 2012, les déboires oniriques d’Alice avaient connu un petit coup de mou avec Tango baïonnette, la faute à une date de sortie hasardeuse (en juin…) et à un léger défaut dans l’encrage qui donnait à l’ensemble une consistance pour le moins particulière. De prometteuse, la série vire à l’unsuccess-story et les cinq volumes prévus initialement se voient ramenés à un modeste triptyque. Là où il aurait fallu un quintet de héros pour sauver Alice, un simple trio devra suffire !

À l’image des deux volets précédents Living dead night fever ne fait pas dans la dentelle et la demi-mesure. Toutefois, profusion de biens nuit parfois et, même si le scénario, par une habile pirouette, permet une conclusion qui se tienne, il y a trop de choses dans le délire visuel de Franck Tacito. Le foisonnement tient parfois à la confusion… à l’instar de ces solos de guitares où les envolées lyriques virent à la cacophonie. À l’évidence, il faut un minimum de temps et de disponibilité intellectuelle pour se plonger dans le monde graphique et narratif de l'auteur dont le minimalisme n’est pas la qualité première. Quoi qu’il en soit, et malgré les avis tranchés que suscitent ces trois albums, il faut souligner le travail réalisé : certaines planches (pour ne pas dire toutes) sont, à elles seules, plus riches que nombre de parutions entières actuelles. 

Alice s’en retourne donc au pays des merveilles sur le regret doux-amer de ne pas avoir été jusqu’au bout de ses rêves.

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