Les vieux fourneaux : 2. Bonny and Pierrot
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| © Dargaud 2014 - Lupano & Cauuet |
- Madame Basile..., madaaaaaaaaame Basile ?
- Ne criez pas comme ça, Odette ! Vous voyez bien qu’elle a débranché son sonotone ! Vous lui voulez quoi à m’dame Basile ?
- Je voulais savoir si elle pouvait me rendre mon Vieux Fourneaux, le tome 2 : Bonny and Pierrot ?
- Myope comme elle est, elle ne risque pas de lire grand-chose et puis
elle ne connait rien à la bande dessinée ? Et vous, vous en avez pensé
quoi ?
- J’aime bien monsieur Pierrot. Il me rappelle monsieur Georges, mais en plus vieux.
- Et c’est tout ?
- Oh non, j’ai bien aimé aussi l’histoire. Tous ces vieux, cela me rappelle un peu ici, mais en beaucoup moins drôle !
- Pour sûre ma p’tite Odette. Mais, je me demande bien où ce m’sieur Lupano veux en venir. Pas vous ?
- Oh moi, Madame Martine, vous savez, le sens caché des choses, ce n’est pas mon truc !
- Il n'y a pas que le sens caché ! Faudrait prendre un peu de maturité
ma fille. Vous m’ôterez pas d’la tête que même si c’est drôle, voire
hilarant, cette chronique de vieux, elle est un tantinet surjouée.
Regardez cette pauvre Francine de la Rochebonnefoy ! Elle a couru toute
sa vie les fesses à l’air et la v’là complètement liquide à pirater le
site de Morano. Quitte à pirater quelque chose, qu’elle voit gros.
Qu’elle se fasse le site de Copée.... Qu'est-ce qui vous arrive Odette ?
- Moi ? Rien ! Je regardais seulement madame Lejeune.
- Et vous m’sieur Robert, vous l’avez lu ?
- Ben oui, cette question ! Cette histoire de vieux anarchiste sur le
retour cela me rappelle lorsque j’étais CRS. Ah, ah, ah… Qu’est-ce qu’on
a pu leur mettre sur la gueule à ces cons. Ceci dit, moi, ce que j’ai
aimé, c’est l’histoire de la petite île de Nauru. Bien que je me demande
ce qu’elle vient faire là ?
- Maintenant que vous l'dites, c’est vrai ! Un peu décousu tout cela, non ?
- Non, cela se laisse lire facilement et puis le coup de la baguette et
du mouton, sans parler de Jean-Chi. J’en pleure encore !
- Vous
m’ôterez pas de la tête que le p'tit Lupano, il ne sait pas trop où il
va. Son premier album a fait un carton, alors le gamin remet le couvert,
et hop, par ici la monnaie !
- Permettez que je vous fasse part de mon total désaccord sur ce point.
- Tiens voilà m’dame Basile qui se réveille ! Bien comatée ?
- Personnellement, je trouve que ce monsieur mélange les genres avec
à-propos. Si vous voulez du fond, madame Martine, il vous faut lire
Paris-Match. Indubitablement, et si le trait est parfois un peu forcé,
il reste dans les limites du parfaitement maîtrisé, même dans ses pires
débordements. À mon sens, il s’agit là d’un très bon divertissement,
comme monsieur Drucker. Et puis cette histoire entre monsieur Pierrot et
mademoiselle Anita, c’est romantique, même si cela aurait été plus
convenable qu’ils se rencontrent à une kermesse paroissiale plutôt qu’à
l’occasion d’une de ces manifestations pleines de gauchistes. Mais que
voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde.
- D’accord, mais vous m’ôterez pas d’la tête…
- Vous allez arrêter ! Il y a longtemps que vous l’avez perdu la tête,
alors pourquoi nous bassiner avec et nous faire croire qu’il y a quelque
chose dedans.
- Vous ne m’ôterez pas d’la tête que tout cela n’est pas sérieux. N’est-ce pas Monsieur Robert ?
- Absolument pas. Je trouve même qu’il y a des choses à creuser, comme cet attentat gériatrique…
- Je vous vois venir vous. Vous allez nous gâcher le prochain Loto.
- Ne vous inquiétez pas ! Mais, il faut reconnaître qu’il a de l’idée
le gars Lupano. Cependant son problème, dans son histoire, c’est qu’il y
a trop de vieux et ça manque de petites jeunes. D’un autre coté,
lorsqu’il se met à raconter leur vie, des flashbacks comme ils disent,
il a de la matière.
- Et puis moi, j’aime bien le fait qu’il
s’agisse de plusieurs one shot qu’il sera possible de lire dans le
désordre sans forcément être perdue !
- C’est un avantage pour vous, ma p'tite Odette !
- Vous lirez le prochain, Monsieur Robert ?
- Bien évidement, Odette ! Mon arrière-petit-fils est chroniqueur chez
BDGest, il m’a dit qu’il me le passerait. Il devrait-être question
d’Émile cette fois. Et puis, pourquoi se priver d’un bon moment ? C’est
drôle, tendre, bien écrit et bien dessiné. Il se débrouille bien le
petit Cauuet.
- Il ne fait plus de radio, celui-là ?
- Madame Martine, taisez-vous ! Allez plutôt nous cherchez du pain. Une Sarmentine® bien dorée.
- Non, plutôt une Fleurimeuline du Papé® pas trop cuite.
- Moi, je préfèrerais une 1905® à la farine de meule, les autres je ne les digère pas…